четверг, 28 августа 2008 г.

AEF – LA RECETTE DU SÉJOUR INOUBLIABLE

... Je me souviens très bien de mon tout premier jour à Paris. Je me rappelle la confusion que j’éprouvai à mon arrivée à la Cité Universitaire. C’était ma première “plongée” dans un milieu phrancophone; donc, tout ce qui passait autour de moi me déroutait entièrement. Je ne comprenais presque rien de ce que l’on me disait. En ce qui concerne la communication avec les autres participants, je me sentais naturellement trop timide pour faire leur connaissance...
Cependant, je me rappelle encore mieux le jour de séparation. Je me décidai à faire la nuit blanche pour dire au revoir à tous mes nouveaux amis de partout dans le monde, car la plupart partirent très tôt. Il nous était vraiment pénible de faire nos adieux; tout le monde, y compris moi, pleurait. Ce qui suivit était ma séparation des animateurs... Et encore mille serments verbeux de se retrouver plus tard, des flots de larmes et de mes paroles de gratitude. C’était le moment où je parlais français sans le trouver trop dur. En fait, je serais alors dérouté plutôt si l’on m’adressait une question en russe...
Voilà, je viens de donner deux images bien différantes. Que’est-ce qu’il fallait faire pour transformer l’une en autre? Je suis sûr que les organisateurs de “Allons en France!”, ainsi que les participants, connaissent la réponse.
Donc, regardons la formule du séjour parfait:
1. Une bonne idée est le fondament de n’importe quel projet. Celle de AEF est vraiment infaillible. Le rassemblement des jeunes amateurs de la langue française et leurs professeurs des pays divers crée les conditions idéales pour l’échange inteculturel. D’autre part, le ton amical du séjour permet de faire de nouvelle connaissance et de bien s’amuser. Les différences culturelles entre nous donnaient l’envie de communiquer. Paradoxalement, c’était les différences qui nous unissaient.












2. Le programme d’activités de chaque édition de AEF me paraît superbe (j’ai parcouru les informations sur les autres éditions); mais, à mon avis, nous étions surtout chanceux cette année-ci, en 2008. En plus des choses à faire traditionnellement proposées aux AEF-iens (des tours de curiosités, des activités divertissantes etc.) nous eûmes la possibilité excellente de regarder le match de football impressionnant pour les 10 ans de France 98 au stade de France et le feu d’artifice somptueux en l’honneur de la Prise de la Bastille. En outre, le thème du séjour nous permit d’apprendre énormément de choses intéressantes sur les sujets Européens. Bref, le programme fascinant et l’ambiance très spéciale de Paris la belle me firent tomber amoureux de la France.



















3. L’organisation soigneuse du séjour mérite ma reconnaissance profonde. L’hébergement, la restoration, l’exécution des plans d’activités – tout était au-dessus de tout éloge. Je voudrais particulièrement remercier l’équipe d’animateurs pour leur travail herculéen. En me parlant, en m’apprenant des expressions familières, les animateurs m’adèrent immensément à surmonter la barrière linguistique. Ils s’appliqaient toujours à remonter l’humeur de tout le monde et y réussissaient. Ils faisaient tout pour que nous fussions contents. Une fois nous vînmes à la Cité Universitaire fort tard la nuit. Nous eûmes beaucoup marché, et tout le monde, y compris les animateurs, était complètement épuisé. J’attendais avec impatience de retrouver mon lit. En rentrant dans ma chambre, j’aperçus par hasard le bureau d’animateurs. À ma grande surprise, ils étaient tous en train de préparer quelque chose pour le lendemain, malgré qu’il fût trois heures du matin. Cela me beaucoup toucha. Je pense que les animateurs ne dormaient jamais pendant ces dix jours. Ce sacrifice était pour nous. Bien sûr, la plupart des animateurs devinrent mes vrais amis.













Voici le secret de la transformation miraculeuse. Je ne crois pas que c’était moi seul qui l’éprouvai grâce à AEF. Avant de partir pour la France, je posai une question à un des anciens AEF-iens. Je lui demandai si AEF pouvait changer ma vie. Maintenant il est claire que ce séjour la changea irrévocablement en m’ouvrant la porte au monde merveilleux de la francophonie.
J’espère qu’un beau jour, j’y reviendrai...